Et bien oui, j'y étais.
J'ai assisté au concert de Christophe Willem, le gagnant 2006 de mon-émission-que-j'aime-avec-Dédé-dedans.
J'ai cru qu'avec les grèves, j'allai être privée de ce plaisir. Et puis non. Merci la RATP, merci la SNCF.
Nous étions 4.
4 filles au milieu de 2000 filles (je dis 2000 mais je n'ai aucune idée de la capacité d'accueil du Bataclan).
4 filles assez hystériques (surtout une, qui se reconnaîtra) parmi 2000 filles hystériques.
Enfin, je dis "filles", mais je devrais plutôt dire "femmes". La moyenne d'âge du public de Willem est ... dirons nous ... élevée. Je m'attendais à des hordes de minettes excitées, nous étions entourées de "mamans" très affectueuses. Bon, on le sait, je n'ai plus 14 ans, mais n'empêche, j'étais très étonnée de me sentir "jeune" parmi les adoratrices de la tortue. Il y avait même Jacqueline, 86 ans, à qui C.W est venu rendre un hommage tant il était sidéré de la voir dans la salle.
Autre constat : son public est un vaste réseau de copines. Toutes des fans, toutes des membres du "forum" qui lui est consacré. Toutes archi complices, organisées (elles avaient prévu les roses à jeter sur scène, les ballons à gonfler pour le final, les bulles à souffler ...). Un groupe très soudé. Limite une secte (elles avaient des signes de reconnaissance). Nous, du coup, on se sentait un peu ... hors jeu.
Le concert a commencé avec plus d'une demi-heure de retard : il restait des rangs vides (merci la RATP, merci la SNCF) qui se sont remplis au fur et à mesure. D'ailleurs, très vite, les places assises n'étaient plus de mise ... la horde était debout, près de la scène (quelques "dadames" derrière nous ont quand même râlé quand Virginie s'est levée telle un Jack-in-the-box à la première chanson).
Il y avait une première partie. J'ai déjà oublié le nom du jeune homme. Il faut dire que ses chansons étaient loin d'être inoubliables (notamment celle qui répète 110 fois en 3 minutes "C'est beau la vie").
Puis, il est arrivé. Tel un chien fou (nous, on faisait les quilles). Un vrai gamin. Un môme tout excité d'être là, incrédule de se retrouver sur une telle scène. Il nous a d'ailleurs rassurées "je n'ai rien bu". Parce que, effectivement, on aurait pu croire qu'il était pompette.
Alors, je ne peux pas vous raconter le concert minute après minute, vous faire le compte rendu de chaque chanson. Ce serait trop long. En revanche, je peux vous dire ...
... ce que j'ai adoré :
La voix. Incroyable. Il fait ce qu'il veut. Il se ballade. Il est trop fort.
La sympathie. Ce garçon est d'une sincérité inouïe, d'une fraîcheur et d'une vérité qui touchent vraiment. Une spontanéité qui se fait rare et qui la rend donc ... "remarquable".
Les chansons en accoustique. C'est là qu'il est le meilleur. Dans la sobriété qui permet de laisser toute la place à sa voix élastique et so sexy.
... ce qui m'a moins plu :
Le volume sonore. TROP FORT. J'ai été très dérangée par les basses, beaucoup trop présentes, agressives. Ca me résonnait dans le plexus. C'était désagréable (et on n'était pas là pour se boucher les oreilles).
Certaines chansons ne "tiennent pas le choc" sur scène.
Le manque d'expérience. Il est tout fou, il est tout excité, il saute comme un cabri, s'éparpille, se disperse, raconte sa vie et perd le fil du spectacle.
Ne nous méprenons pas. Bon, il l'a été. Mais on sent qu'il a le potentiel pour être bien meilleur. Il lui faut juste un peu plus de bouteille, un peu plus de route en "camion avec chauffage" (c'est lui qui le dit), un peu plus de ... poil au menton.
Allez, Christophe, on se revoit le 12 décembre, à Nice. Et là, j'emmène une fan qui sera pile poil dans la moyenne d'âge ... ma mère !